28 Mar CHAPITRE 21 – Pause bienvenue, quand le corps guérit, l’âme respire
La Closerie a vu passer bien des joies, des éclats de rires et des souvenirs légers comme des confettis. Mais elle a aussi accueilli des silences précieux, des regards profonds, et des histoires portées par le courage. Parmi elles, deux séjours nous ont particulièrement marqués — deux femmes, deux chemins traversés par la maladie, et un même besoin : se poser enfin, reprendre souffle, retrouver la saveur du vivant.
La première était vétérinaire, maman attentive, récemment remise d’un cancer du sein. Son corps portait encore les traces du combat, et son quotidien était devenu une vigilance permanente : régime strict sans gluten, bio, sans lactose, hygiène alimentaire irréprochable. À la Closerie, elle a pu manger librement pour la première fois depuis longtemps — légumes cultivés sans pesticides, œufs frais de nos poules nourries au blé bio… et chaque bouchée semblait être un petit triomphe. Voir son visage s’éclairer, la voir manger avec sérénité, fut pour nous une joie silencieuse mais immense.
Quelques semaines plus tard, une autre histoire nous toucha. Une jeune femme en rémission d’un cancer du foie, venue réaliser un rêve, soutenue par sa mère, douce et déterminée. Le souhait de la fille ? Découvrir le parc du Puy du Fou, vivre cette journée avec intensité. Et elles le firent — les yeux brillants, le cœur léger, conscientes de la valeur de l’instant présent, de la beauté fragile et nécessaire de ce qui nous entoure.
Les échanges avec ces deux femmes furent profonds, authentiques. Leur vision de la vie, leur façon de s’émerveiller du jardin, de la lumière, du chant des oiseaux, nous ont bouleversés. À travers elles, nous avons compris encore mieux que la vraie richesse n’est pas dans les jours nombreux, mais dans ceux pleinement vécus.
Et la Closerie, dans sa simplicité, leur a offert ce qu’elle sait offrir le mieux : une pause bienvenue, un écrin sans artifice où le corps peut se relâcher, et où l’âme peut doucement se réparer.
En y repensant, les larmes viennent facilement.
Ici nous pouvons nous ressourcer ![]()
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