CHAPITRE 19 – Hors saison, pleine présence
Ce n’était ni l’heure des tulipes, ni celle des plongeons dans la piscine. L’hiver s'était installé doucement, givrant les buis, enveloppant la Closerie d’un calme minéral.
Au cœur des maisons d’hôtes, des histoires de vie humaines (et pas que …) se croisent à l’infini !
C’est ce moment précieux et unique que ce modeste blog tente de vous raconter.
Dans une nature préservée, au milieu d’une forêt de frênes trentenaires et au sein une réserve ornithologique du bocage vendéen de 50 hectares, la vieille bâtisse qui reste d’un vieux château féodal, re-nommée depuis « Closerie du vieux château », se terre depuis plus de 500 ans !
Une histoire de pierres maintes et maintes fois remaniées depuis des siècles.
Une trace des époques qui reste sur les façades, un livre ouvert dans chaque pièce recomposée, qui raconte le passé ancré dans le présent et où se mêle aussi l’histoire à venir !
Une « petite » histoire qui se mêle à la « grande Histoire » : de moments héroïques, armés, à des époques plus calmes et sereines. Ce lieu respire un autre air et fascine ceux qui y viennent !
C’est dans ce décor enchanteur que se nouent des instants suspendus. Des hôtes venus de tous horizons, porteurs de leurs propres récits, déposent ici un peu de leur vie, et repartent le cœur souvent plus léger. Des confidences partagées autour d’un feu, de la piscine, des éclats de rire qui résonnent entre les pierres centenaires, des silences qui disent tout… La Closerie devient le témoin discret de joies simples, de retrouvailles, de recommencements.
Ce blog, qui fonctionne par chapitre et qui relate les belles histoires et rencontres de la Closerie, est le reflet de cette alchimie, de ces fragments d’humanité cueillis au fil des saisons. Il donne à voir l’âme d’un lieu où les murs écoutent sans jamais juger, où chaque passage laisse une empreinte, où le temps prend son temps.
Car ici, les histoires ne s’éteignent jamais ; elles se mêlent, se répondent, et parfois se transforment.
À vous, lecteur curieux ou rêveur, de pousser la porte.
Entrez. Respirez.
Laissez-vous raconter.
Laissez nous vous raconter ces morceaux d’instants découpés dans des vies trop effrénées, trop rapides, trop « speed », car ici le temps s’arrête, se pose et engage de vrais échanges, les habits se posent et le « vrai » être se réveille, s’installe, se dévoile …
Etes vous prêts à ces « rencontres » ?
Si oui, continuez votre lecture et ouvrez les différents chapitres avec curiosité !
Si non, venez nous rencontrer pour vivre notre espace si singulier et peut être inspirer un chapitre ?!
Ce n’était ni l’heure des tulipes, ni celle des plongeons dans la piscine. L’hiver s'était installé doucement, givrant les buis, enveloppant la Closerie d’un calme minéral.
Le printemps avait déjà bien déployé ses charmes ce week-end-là. Le chant des oiseaux résonnait plus clair, l’air sentait la glycine et les promesses...
L’histoire avait commencé un an avant le grand jour, comme une mission secrète entre deux amies déterminées.
Il y a toujours un premier visiteur. Celui qui, sans le savoir, ouvre une porte invisible. Pour la Closerie, ce fut Rémi, informaticien parisien discret...
Elle était hollandaise, tonique et rayonnante, coach certifiée de "Les Mills"
Ils étaient arrivés un jour de lumière douce, une de ces fins d’après-midi où le bocage semble ralentir le monde. Une famille belge, souriante, bienveillante, au charisme tranquille.
Elles avaient fait le choix rare de s’arrêter. Trois jeunes femmes, juristes brillantes, habituées aux mots précis, aux responsabilités lourdes, aux décisions à prendre sans fléchir.
Quand La closerie du vieux château accueille une famille entière, elle respire plus fort.
Ils étaient venus chercher le calme. Loin des stades et des bureaux, des plannings chronométrés et des réunions à rallonge. Lui, entraîneur à Clairefontaine, habitué aux cris sur les pelouses et aux stratégies d’avant-match
L’été dernier avait été une tornade. Les Jeux Olympiques de Paris avaient enflammé le pays, les stades et les esprits.
Elle était biologiste, engagée, passionnée. Sa vie, depuis des années, se déroulait entre laboratoires et conférences, rapports urgents et missions environnementales sur le terrain. Une femme au regard vif, au rythme soutenu, portée par une conscience aiguë du vivant.
Ils avaient quitté Paris comme on quitte une scène trop bruyante, trop lumineuse. Le métro, les urgences, les horaires enchevêtrés : tout semblait peser sur leurs épaules. Et pourtant, ils portaient un amour immense, tout neuf, emmitouflé dans une petite gigoteuse appelée Youri — huit mois
Elle déboula comme un courant d’air anglais, parfumée à la lavande et au thé Earl Grey. Vêtue d’une robe fleurie un peu froissée, les lunettes en bataille, la septuagénaire aux airs de duchesse boho venait tout juste de quitter Londres
Ils sont arrivés par un matin lumineux, le genre de matin où la rosée accroche la lumière comme des diamants éparpillés sur l’herbe. Le couple ne cherchait pas le tumulte ni les éclats — sauf ceux du verre, soigneusement maîtrisés.
Elle était arrivée discrètement, sac en toile sur l’épaule, carnet Moleskine à la main et crayon coincé derrière l’oreille.