Chapitre 1 – Les retrouvailles du bout du monde

Dans cette histoire, deux amoureux de deux continents se donnent rendez-vous à la Closerie du vieux château ! Comment ce lieu devint un rendez-vous secret et récurrent pour abriter leurs retrouvailles ?! Le vieux château était leur secret.

Elle venait du Québec, où les hivers sont plus longs que les silences, lui de la campagne anglaise, celle où la pluie danse doucement sur les vitres. Ils avaient vécu chacun leur vie, avec ses escales, ses naufrages et ses petits miracles. Et puis, un jour, par un fil ténu tissé au hasard d’un séjour, leurs trajectoires se sont croisées et ils avaient envie de se revoir à mi chemin de leurs lieux de vie respectifs… ici, à la Closerie du vieux château.

C’était il y a quelques étés. Elle était d’abord venue seule, un sac à dos et un ordinateur, cherchant une respiration. Elle avait réussi à valider une activité en télétravail pour prolonger un séjour qu’elle imaginait magnifique !

Lui, tout juste revenu d’un tournage documentaire en Afrique, avait besoin d’un lieu pour ralentir le monde. Ils s’étaient donné RDV ici au milieu de nulle part. Quand il est arrivé, leurs yeux se sont croisés !

Ils s’étaient aperçus dans la lumière dorée du jardin, au moment où le soleil filtrait à travers les frênes, enveloppant les vieilles pierres d’une tendresse inédite.

Leur dîner à la grande table fut ponctué d’un quiproquo charmant entre les accents francophones et britanniques. Leurs échanges étaient forts, leurs rires se transformaient en cascade de rires. Depuis longtemps déjà, quelque chose les liait. Une complicité discrète, celle qui ne s’impose pas mais s’installe doucement comme au début de toute belle histoire !

Ils ont partagé des balades dans les sous-bois, des confidences au bord de l’étang, des silences dans le salon aux poutres anciennes. Tout, dans ce lieu, semblait vouloir leur raconter une histoire qu’ils étaient en train d’écrire. Même les hôtes autour d’eux s’étonnaient — non sans tendresse — de cette alchimie évidente. Mais eux ne les voyaient pas ! Unique l’un à l’autre !

Pendant qu’elle travaillait, lui faisait du biking ou de l’aquagym.

Le dernier jour, avant de repartir chacun vers son continent, ils se sont retrouvés à l’aube, sur le petit banc près du vieux puits. Ils ont décidé que ce lieu serait leur point cardinal. Un repère. Une promesse. Chaque année, peu importe les distances, ils reviendraient. Ensemble.

Et ils l’ont fait. Plusieurs fois. À chaque visite, ils demandaient « la même chambre » — celle qui donne sur le jardin.

Chaque retour nourrissait leur lien et enrichissait la mémoire du lieu. Car les murs ont des oreilles, et ceux de la Closerie leur offrait une alcôve pour longtemps.

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