CHAPITRE 16 – L’intimité en message : Rémi, notre premier hôte

Il y a toujours un premier visiteur. Celui qui, sans le savoir, ouvre une porte invisible. Pour la Closerie, ce fut Rémi, informaticien parisien discret, venu en Vendée pour le Hellfest et pour retrouver son amie venue de Normandie. Un passage éclair au départ, mais chargé d’une symbolique particulière.

Rémi n’était pas du genre à papillonner dans la salle commune. Il communiquait via SMS et notifications, même dans les échanges les plus simples. Un langage numérique maîtrisé, parfois déroutant pour nous, habitués aux paroles échangées autour d’un café ou d’un verre. Timide, sans doute. Ou simplement respectueux de son propre rythme, de son envie de tranquillité. Il souhaitait préserver sa bulle intime, vivre ce moment avec elle, en duo, sans forcément se mêler aux autres hôtes.

Et cela aussi, c’est l’essence de la Closerie : respecter les besoins vitaux de chacun. Que l’on soit volubile ou en retrait, chaque présence enrichit le lieu tant qu’elle est sincère. Ici, l’accueil n’est pas une injonction à partager, mais une invitation à être soi.

Rémi a trouvé ses repères : une sieste à l’ombre du jardin japonais à l’aube, une coupe de champagne à la main dans les latrines réaménagées pour admirer le coucher du soleil, les après midi piscine après le départ des autres hôtes ou quelques minutes de calme au bord du bassin, à regarder les carpes koi glisser comme des pensées claires.

Depuis, il est revenu. Et, petit à petit, les liens se sont tissés. Quelques mots de plus, quelques sourires partagés. Toujours discret, mais présent. Une présence feutrée, qui rappelle que l’hospitalité se danse à plusieurs rythmes, et que parfois, une notification silencieuse peut cacher une grande fidélité.

Il restera à jamais notre « première » rencontre d’accueil !

Et forcément cela marque profondément !

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